Le Tribunal de commerce de Saint Etienne vient de rendre une ordonnance intéressante en matière de financement d’opération immobilière.
Une banque accepte de consentir un prêt à une société afin de financer un programme immobilier.
Après l’échéance contractuelle du crédit promoteur, la banque a continué à débloquer des fonds pendant plusieurs années, sans nouvel avenant, avant de couper brutalement sans aucun préavis le concours, empêchant le promoteur de finaliser son opération.
Une action urgente en référé a été intentée afin de faire rétablir le concours bancaire et ce jusqu’à ce que le projet soit achevé.
Le juge des référés requalifie cette situation en concours à durée indéterminée et rappelle que l’article L. 313‑12 du code monétaire et financier impose alors un préavis écrit d’au moins 60 jours pour mettre fin à un concours bancaire à durée indéterminée .
À défaut, la rupture constitue un trouble manifestement illicite.
Conséquence concrète : nous obtenons le rétablissement du concours bancaire à hauteur de 450.000 €, sous astreinte de 1 000 € par jour de retard, pour permettre l’achèvement du programme.
Ordonnance du 24 février 2026, Tribunal de commerce de Saint‑Étienne, RG 2025R236
450 000 raisons de ne pas couper trop vite le robinet bancaire